San Sau (Exercice de combat)
Un enchaînement prédéfini d'attaques et de contre-attaques
 

Le terme San Sau est utilisé dans de nombreux styles de Kun Fu Chinois traditionnels. Le premier mot "San" signifie "mélanger, mixer" et le second "Sau" signifie "mains". Ensemble, ils font référence à des techniques de combat avec les mains qui aident à la compréhension et à l'application des aspects martiaux du Tai Chi Chuan. Ces techniques sont une séquence d'applications martiales tirées de la forme normale et arrangées dans une chorégraphie prédéfinie pour deux personnes et plus. De nos jours, on l'appelle "duì dǎ" qui signifie ensemble de combat. Si deux personnes sont impliquées, on ajoute le mot "deux" et on dit “seung yan duì dǎ” et ainsi de suite.
 
Dans le style Yang de Tai Chi Chuan, on trouve un San Sau ou seung yan duì dǎ. Seul un petit nombre d'écoles de Tai Chi Chuan enseigne l'exercice original; récemment cependant, un certain nombre d'écoles ont créé leur propre San Sau. Traditionnellement, cet exercice n'est enseigné qu'aux pratiquants compétents dans la forme longue, poussée des mains et ta lu. C'est un aspect important des exercices pour mettre en pratique l'énergie,

le troisième aspect de l'apprentissage du Tai Chi Chuan. Ce processus inclut l'utilisation de l'énergie avec un partenaire dans des exercices tels que la poussée des mains, ta lu ou les applications martiales.
 
San Sau est un exercice dynamique pré-arrangé composé d'attaques et de contre-attaques. C'est une combinaison fluide et rythmique de mouvements des mains, jambes et corps entre deux partenaires. L'accent est mis sur les applications martiales du Chi basées sur les mouvements et postures tirés de la forme en appliquant les même principes et concepts. Il est nécessaire de travailler en coopération avec un partenaire pour raffiner et développer sa maitrise des applications martiales pour intérioriser le Tai Chi Chuan.
 
Ce San Sau demande aux pratiquants d'interagir, de coopérer et de se faire confiance. Il est aussi nécessaire à chacun de vouloir concéder une partie de soi à son partenaire pour bénéficier pleinement de cet exercice. Les pratiquants doivent constamment tester leur structure mutuel, leur stabilité et
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